Une maison construite en 24h grâce à une imprimante 3D en Chine

Posté par le 22 Jan, 2015 dans Actualités | Aucun commentaires

Le projet a tout d’une révolution. Avec ses 6.6 mètres de hauteur, 10 mètres de largeur et 40 mètres de longueur, l’imprimante 3D conçue par WinSun avait, il y a un an, construit de petites maisons. Maintenant, c’est de villas de 200m² et d’immeubles de 5 étages dont on parle, et il est même prévu de réaliser des ponts et des gratte-ciel.

En dehors du gain de temps (10 maisons en 24 heures), ce procédé, qui consiste à empiler les couches de matière les unes sur les autres, comporte d’autres avantages conséquents puisque le matériau à séchage ultra rapide (et brevet top secret!) utilisé pour « imprimer » est composé de ciment et de déchets de construction comme le sable, le verre ou le béton. Ce qui est intéressant quand on sait qu’en Chine, des milliards de tonnes de déchets sont générés car les bâtiments sont rasés tous les 30 ans : cela permettra donc le recyclage de 30 à 60% des déchets industriels. Un autre avantage est évidemment la baisse du coût de construction qui nécessite de cette manière 50 à 80% en moins de besoin en main d’oeuvre comparé aux méthodes traditionnelles. Comptez donc 3500€ pour une maison, 130.000 pour une villa.

Ma Yihe, le patron de l’entreprise, a prévu de se concentrer en priorité sur les marchés de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et des Etats-Unis, et il risque d’avoir du succès car ce concept très prometteur plaît beaucoup : le gouvernement Égyptien aurait déjà passé commande. Utilisée à bon escient, cette technique pourrait à terme réduire le problème des bidonvilles, et pourquoi pas grandement aider les zones sinistrées.

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Comment se porte votre pouvoir d’achat immobilier ?

Posté par le 20 Jan, 2015 dans Actualités | Aucun commentaires

— Une diminution spectaculaire

Malheureusement, le pouvoir d’achat immobilier des ménages (tous âges confondus) a considérablement baissé depuis 1998, à cause de la crise ainsi que de la hausse des prix immobiliers.

On remarque donc que les prix des logements dans l’ancien ont augmenté de 56%, et que les prix au cours des 15 dernières années ont augmenté d’environ 150% à Paris, Nice et Lyon. Ainsi, on achète aujourd’hui pour le même prix qu’en 1999 un bien d’une surface deux fois plus petite.
Tout cela se répercute donc sur le pouvoir d’achat immobilier, qui est à la baisse. En effet une étude de l’INSEE montre qu’en 1998 presque la moitié des ménages de tous âges confondus était en mesure d’acheter un bien immobilier correspondant à ses besoins, tandis qu’en 2010, un tiers seulement en est capable.

— Les trentenaires ont du mal

Si l’on compare par générations, on s’aperçoit que ce sont les trentenaires qui ont le plus de mal à devenir propriétaire de leur logement. Seule la moitié d’entre eux a les moyens de se payer un bien immobilier dans une capitale régionale. Ce sont les « 50-60 ans» qui sont les plus à l’aise et avantagés : ils ont souvent un pouvoir d’achat plus élevé car ils ont récupéré une plus-value s’ils étaient propriétaires en 1998.

— Marseille et Paris les plus désavantagées

Si l’on compare par villes, on note que c’est à Marseille que le pouvoir d’achat a le plus baissé avec -42% de 1998 à 2010. Viennent ensuite Paris (-39%), Lille (-25%), Bordeaux (-24%), Lyon (-22%), Nantes et Toulouse (-20%). On note enfin que cette diminution du pouvoir d’achat et augmentation des prix concerne principalement les grandes métropoles. Ainsi un écart considérable se creuse entre ces grandes métropoles et les banlieues ou les villes moyennes, où devenir propriétaire est nettement plus abordable

On retrouve  cette baisse du pouvoir d’achat dans les chiffres de ventes de logement qui ont baissé de 8% entre 2013 et 2014. Néanmoins, la vente de logement est restée accessible grâce à l’allongement de durées des crédits ainsi qu’à la baisse de leurs taux depuis quinze ans.

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Quel avenir pour la Tour Montparnasse ?

Posté par le 13 Sep, 2014 dans Actualités | Aucun commentaires

Avec ses 5 000 travailleurs et ses 210 mètres, la tour Montparnasse n’en a pas fini de faire parler d’elle. Inaugurée en 1973, elle a longtemps représentée la plus haute tour de France et même d’Europe. Mais comme beaucoup de bâtiments construits à cette période, de l’amiante a été utilisé pour l’isolation, rendant la tour dangereuse pour ses occupants. Malgré des travaux de désamiantage engagés en 2005, de nombreuses entreprises ont fait le choix de quitter la mythique tour afin de protéger la santé de leurs collaborateurs. Ce fût par exemple le choix d’Amundi ou du conseil régional d’Île-de-France. A l’inverse, profitant de loyers défiants toute concurrence (-20% par rapport au prix du marché), des écoles ont décidé de s’implanter à Paris, dans la Tour, comme Audencia (Grande Ecole de commerce) ou Supinfo (Ecole d’informatique). 600 étudiants ont ainsi pris leurs quartiers dans cette tour, des étudiants qui, pour la plupart, ignorent la dangerosité du toxique.

L’amiante est un isolant efficace utilisé depuis 2000 ans. Il a en effet l’avantage d’avoir un faible coût, de résister à des températures élevées, aux agents chimiques, aux micro-organismes ainsi que de bénéficier d’une longue durée de vie. Cependant, malgré des risques connus depuis le début de son utilisation, l’amiante a commencé à être moins utilisée dans les années 1980, jusqu’à son interdiction en France en juillet 1997. C’est dans la moitié du vingtième siècle que l’utilisation d’amiante a été à son apogée. Mais l’apparition des premiers cas de cancers liés à son utilisation ont poussé les pouvoirs publics à prendre des mesures allant dans le sens de son interdiction. Au vu de l’ampleur du phénomène, chaque vente, location, destruction ou projet de travaux, doit désormais être précédé d’un diagnostic amiante dont le but est de détecter la présence de ce matériau dans un bâtiment dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997.

La tour représente un gouffre financier et un enjeu juridique important au moment où de nombreuses affaires liées à l’exposition d’amiante des occupants éclatent. D’autant plus que les travaux ont causé des fuites, entraînant ainsi un retard de quelques mois. Avec des travaux estimés à 250 millions d’euros, Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne candidate UMP à la mairie de Paris été même allé jusqu’à proposer la destruction pure et simple de l’édifice. Les travaux engagés rencontrent de nombreux problèmes qui, pour une question de sécurité évidente, retarde le chantier et alourdit la facture d’autant plus que la Tour demeure occupée.

Au cœur de l’actualité, la Tour Montparnasse est ainsi devenue un enjeu politique, économique, touristique, de santé publique, et bien entendu symbolique pour la ville de Paris ainsi que pour les 300 copropriétaires, dont MGEN et Axa.