LES FRANÇAIS POUR LA CONSTRUCTION, MAIS PAS CHEZ EUX

Posté par le 3 Juin, 2014 dans Actualités | Aucun commentaires
Près de soixante pour cent des Français jugent que la construction de logements nouveaux n’est pas suffisante en France depuis dix ans et doit être une priorité... mais pas à l’échelle de leur commune, dont ils ne veulent pas voir augmenter la population, selon un sondage publié en mars dernier.

La construction de logements neufs depuis dix ans dans l’Hexagone n’est « pas suffisante » pour 60% des personnes interrogées – 40% pensent le contraire -, et près de  deux tiers d’entre elles (65%) souhaitent que les gouvernements actuels et à venir en fassent leur priorité pour la prochaine décennie, selon une étude de l’institut CSA pour le groupe immobilier Pichet.

L’objectif gouvernemental de « construire 500.000 logements par an d’ici 2017 » est jugé « raisonnable » par plus de sept sondés sur dix (72%, et jusqu’à 82% des habitants de HLM, 80% des Franciliens), mais neuf sur dix (87%) l’estiment « difficile » à atteindre.

« Construire 500.000 logements par an d’ici 2017 »

Paradoxalement, les Français pensent tout à fait autrement à l’échelle de leur commune, si l’on en croit ce sondage : 63% jugent « suffisant » le nombre de logements construits en dix ans et une majorité (54%) ne veulent pas que cela soit une priorité. Dans les communes rurales ou isolées, la proportion des personnes interrogées qui jugent l’effort de construction suffisant depuis une décennie monte à 67% (64% en banlieue et 57% dans les villes). Et les deux tiers des Français (66%) souhaitent que le nombre d’habitants de leur commune « reste à peu près stable » (59%) voire « diminue » (7%).

Plus d’entreprises pour une ville idéale

Pour faire de leur commune « la ville idéale », il faudrait, selon les personnes interrogées : davantage d‘entreprises créatrices d’emplois (55%), une sécurité des biens et des personnes renforcée (44%), une offre de commerces et de services de proximité plus développée (34%), un programme de rénovation des logements anciens (31%). Ces critères sont tous cités plus souvent que celui d' »augmenter l’offre de logements neufs accessibles au plus grand nombre » (25%).